Suzanne Roger
Suzanne Roger est née dans une famille d'universitaires, son père Maurice Roger est professeur au Lycée Carnot, ses grands-parents maternels sont Ferdinand Buisson et Emma de Ribaucourt, son oncle est Léon Roger-Milès. Très jeune, elle est élève de Paul Sérusier et Maurice Denis à l'Académie Ranson à Paris.
En décembre 1919, elle épouse à Paris le peintre André Beaudin. Ils travailleront dans un atelier commun du Square de Clignancourt dans le 18ème arrondissement de Paris.
Avec l'appui de Max Jacob et de Juan Gris, elle entre à la Galerie Simon de Kahnweiler dès 1923 et y restera jusqu'à sa mort.
Elle illustre cette année-là la Couronne de Vulcain de Max Jacob. Elle devient une fidèle des "Dimanches de Boulogne" dans les années 1920.
Durant cette période elle crée une série de peintures appelée les "tableaux noirs" caractérisée par des personnages cylindriques inspirés par l'art africain. Elle est remarquée par le critique Maurice Raynal dans son Anthologie de la peinture en France de 1906 à nos jours (1927).
Elle participe en 1941 à l'exposition des « Vingt jeunes peintres de tradition française », organisée par Jean Bazaine, première exposition de peinture d'avant-garde sous l'Occupation.
Après-guerre elle réalise des grandes mosaïques pour des bâtiments publics.